La Grande Vadrouille

La Grande Vadrouille










Pourquoi voir La Grande Vadrouille ?

Le film Français culte par excellence, un classique de la comédie française, avec le trio mythique Oury/De Funès/Bourvil inoubliable.

Le réalisateur Gérard Oury a eu l'idée de cette histoire de fuite d'aviateurs Anglais dans la France occupée bien avant de tournée Le Corniaud.

Le réalisateur avait même vendue l'histoire au producteur Henry Deutschmeister, mais faute de financement Oury doit renoncer à son projet, renoncer pour le moment car bien décidé à adapter son histoire à l'écran, le réalisateur du Corniaud rachète les droits de son histoire et commence à approcher les deux comédiens envisagés pour interpréter les deux rôles principaux, deux acteurs bien connus du public français, Louis De Funès et Bourvil.

Les deux acteurs sont ici de nouveau réunis dans une comédie hilarante, aux répliques culte, les deux acteurs ayant déjà joués ensemble dans Le Corniaud, également réalisé par Gérard Oury.

La Grande Vadrouille fait parti du cercle très fermé des films préférés des Français, un film vu par 17 000 000 de spectateurs et des millions d'autres lors des nombreuses rediffusions à la télévision.

Gérard Oury bien avant de tourner Le Corniaud avait écrit l'histoire d'aviateurs anglais dans la France occupée, pour tourner son film le réalisateur fait appel à deux comédiens que la France connait bien, l'impulsif Louis De Funès et le populaire Bourvil.

Quelques mois après Le Grand Restaurant de Jacques Besnard Louis De Funès retrouve de nouveau Gérard Oury à qui il doit l'un de ses meilleurs rôles.

Louis de Funès interprète Stanislas Lefort, chef d'orchestre hystérique de l'opéra de paris et Bourvil quand à lui incarne un sympathique peintre en bâtiment, deux hommes que tout oppose et qui fait des étincelles.

Ces personnages sont deux faces opposées mais complémentaire du français moyen.

Un duo qui nous offre des scènes cultes à la pelle, Tea for two au bain turc, l’opéra, l’hôtel, Louis De Funes qui monte sur le dos de Bourvil, et beaucoup d'autres.

Et des répliques également cultissimes, comme Stanislas et Augustin aux bains turcs :
Augustin : Are you ?
Stanislas : You are ?

Ou bien encore Stanislas et Mac Intosh :

Stanislas : If I go to the turkish bath, I risk, I risk énormément.
Mac Intosh : Yes.
Stanislas : But, if you, you go out, si vous sortez, the Germans, les Allemands, ils vont vous attraper et ri-ri-ri-ri, vous allez parler, et moi I risk encore plus.
Mac Intosh : Yes.
Stanislas : Donc, I risk on the two tableaux.
Mac Intosh : Yes.
Stanislas : Oui, mais enfin, vous dites toujours Yes.
Mac Intosh : Yes.
Stanislas : Ben oui ! Alors écoutez, do you promess me, que if I bring ici Big Moustache, vous partez avec lui ?
Mac Intosh : Yes.
Stanislas : Mais définitivement.
Mac Intosh : Yes.

Les seconds rôles sont également tous géniaux, Terry-Thomas dans le rôle de sir Reginald Brook alias « Big Moustache », Marie Dubois dans le rôle de Juliette, et Benno Sterzenbach dans le rôle du major Achbach.

Le réalisateur nous fait voyager à travers la France des années 40 grâce a une reconstitution minutieuse, des décors et des paysages magnifiques.

Ce film évoque une part à la fois triste et sombre de l'histoire de la France occupée mais le ton léger et les comédiens d'une certaine manière parviennent à exorciser un traumatisme profondément encré à l'époque.

Une comédie qui ne se démode pas et que l'on peut regarder à l'infini tout en rigolant toujours autant.





Un pilier du cinéma Français





Synopsis :


En 1942, pendant l'occupation allemande en France, un bombardier de cinq aviateurs britanniques est abattu au-dessus de Paris par la Flak lors d'un retour de raid aérien. 

Ses occupants sautent alors en parachute. 

Deux sont faits prisonniers, les trois autres parviennent à échapper aux Allemands. 

Le premier, Sir Reginald Brook, atterrit dans le zoo de Vincennes, le second, Peter Cunhingam, sur la nacelle d'un peintre en bâtiment, Augustin Bouvet, et le dernier, Alan MacIntosh, sur le toit de l'Opéra Garnier puis se réfugie dans la loge d'un chef d'orchestre acariâtre, Stanislas Lefort. 

Les deux Français, aidés de Juliette doivent alors, malgré eux, cacher les aviateurs puis concourir à leurs retrouvailles parisiennes avant de les accompagner et fuir avec eux pour rejoindre la zone libre. 



Anecdotes :



Bourvil et De Funès avaient déjà été réunis à 4 reprises :



Poisson d'avril de 1954

Les Hussards de 1955 

La Traversée de Paris de 1956 

Le Corniaud de 1964





La Grande Vadrouille avec ses 17 267 000 spectateurs, a longtemps été le numéro 1 du box-office français.

Il faudra attendre les 20 millions d'entrées de Titanic en 1998 pour que le record soit battu.







Louis de Funès a répété pendant trois mois devant son miroir pour connaître les mouvement réels de la "Damnation de Faust" de Hector Berlioz.






Le film de Gérard Oury reste le plus gros succès public de l'Histoire du cinéma français.




La scène ou Louis de Funès se retrouve sur les épaules de Bourvil et est baladé par celui-ci n'était pas prévue à l'origine dans le scénario et était de la pure improvisation des deux acteurs. 


Louis de Funès devait escalader le mur et devait ensuite tomber sur Bourvil jusqu'au sol.


La scène finale devait se finir par une poursuite à ski, mais pour des raisons météorologiques, elle ne put se faire et fut remplacée par une fuite en planeur.





Affiches










Pour (re) voir ce chef d'oeuvre en haute définition










Augustin : Évidemment, c'est pas des chaussures pour la marche que vous avez là.


Stanislas : Puisque vous me le proposez si gentiment, j'accepte.

Augustin : Quoi ?

Stanislas : Que vous me prêtiez vous souliers.

Augustin : Bah vous chaussez du combien ?

Stanislas : C'est du comme vous. 

Augustin : Ah bon.




Mme Germaine : Je suis désolé messieurs mais il va falloir que vous couchiez dans le même lit.



Stanislas : C'est pas possible !



Mme Germaine : Si

Stanislas : Dans le même lit !

Augustin : Oh en temps de guerre, vous savez. [...] Ça fait partie des horreurs de la guerre, ça.

Stanislas : Ah ça va ! Foutez-moi la paix vous !


Augustin - En tout cas, ils peuvent me tuer, je ne parlerai pas !

Stanislas - Mais moi non plus, ils peuvent vous tuer, je ne parlerai pas !

Augustin - Ah, je savais qu’on pouvait compter sur vous.








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