Le Labyrinthe de Pan

Le Labyrinthe de Pan







Pourquoi voir Le Labyrinthe de Pan ?

Un projet de longue date pour une oeuvre sublime.

Pour Guillermo Del Toro, Le Labyrinthe de Pan est l’aboutissement d'un rêve, pendant près de vingt ans l'histoire n'a eut de cesse d'évoluer pour aboutir au film que l'on connaît aujourd'hui.

Aux dires du réalisateur Le Labyrinthe de Pan aurait pu être son tout premier film, mais à l'époque il ne disposait pas du même budget qu'aujourd'hui.

Pour la petite histoire, le film s'ouvre sur une Espagne ravagée par la Seconde Guerre Mondial, Ofelia en compagnie de sa mère enceinte arrivent dans leur nouvelle maison, celle du nouveau mari de sa mère, la capitaine Vidal, sanguinaire militaire de l'armée franquiste, il a pour tache d'exterminer toutes formes de résistance dans le secteur.

Pour sa première nuit dans cette maison située au cœur de la forêt, Ofelia rencontre des créatures mystérieuses ainsi qu'un labyrinthe situé non loin de la maison.

Guillermo Del Toro a choisi de transposer son histoire en 1944 peu de temps avant la fin de la guerre, non pas comme un simple arrière plan mais comme un des éléments central de l'oeuvre, Le Labyrinthe de Pan est un film fantastique mais également un film historique réaliste, ainsi fée et faune côtoient franquistes et maquisards.

Le cinéaste nous transporte au milieu d'une foret espagnole ou les combats font rages, d'un cotés les troupes franquistes du général Francisco Franco et de l'autre les hommes de la guérilla anti-franquiste d’idéologies républicaines.

Ici l'action se déroule en 1944, la période 1944-1948 est la période la plus structurée du mouvement anti-franquiste, Del Toro montre aux spectateurs toute l'horreur de cette période, combats, torture des rebelles, sabotages, cette réalité offre une réelle immersion au cœur de l'action.

L'atmosphère est pesante voire oppressante, pas étonnant que la jeune et fragile Ofelia désire fuir cet endroit, alors dès que l'occasion se présente elle n'hésite pas une seconde, quitte à entrer dans un mystérieux labyrinthe et rencontrer d'étranges créatures.

Hormis les méchants militaires il y a également des créatures sorties tout droit de l'imagination fertile de Guillermo Del Toro, déjà dans Hellboy le réalisateur avait montré son amour des monstres en tous genres, avec Le Labyrinthe de Pan il continu de sublimer les créatures qui occupent le labyrinthe, du faune pas vraiment rassurant en passant par le désormais célèbre Pale Man.

Le Pale Man est l'un des monstres les plus effrayants que Guillermo Del Toro ait créé, avec son corps amaigri et ses yeux situés au creux de ses main, il ne volerait pas sa place dans un film d'horreur.

Pour créer le personnage du Pale Man, Del Toro a été influencé par bon nombre de supports, notamment des récits chrétiens comme la légende de Sainte Lucie, une jeune fille sicilienne de Syracuse qui guérit sa mère qui souffrait d'une grave maladie, à force de prières sur la tombe de Sainte Agathe.

Selon la légende elle s'arrache les yeux et soit les dispose sur un plat et les fait porter à son fiancé.

Autre influence le tableau de Saturne dévorant un de ses enfants de Goya.

Le Pale Man représente la seconde épreuve que doit accomplir Ofelia, mais en désobéissant aux fées ainsi qu'au faune elle s'attire les foudres du Pale Man.

La désobéissance et faire un choix font parti intégrante du conte de fée dont Le Labyrinthe de Pan fait parti.

Dans Le Labyrinthe de Pan les monstres ne sont pas forcément ceux que l'on croit, le véritable monstre du film est bel et bien le capitaine Vidal, capable d'une cruauté sans pareil, il est le croque-mitaine de l'histoire.

En comparent certaines scènes on peut même croire que Vidal et le Pale Man sont liés, notamment avec la scène du banquet ou le capitaine Vidal et ses hommes mangent sur une longue table ou la nourriture abonde et la scène ou le Pale Man assis au bout d'une table recouverte de nourriture.

Dans le film Vidal applique le rationnement pour les paysans affamés alors que lui c'est l’opulence, il se prend pour empereur, un être tout-puissant, un monstre qui opprime son peuple et qui fait régner la terreur, une incarnation du fascisme.

Le Labyrinthe de Pan est probablement la représentation la plus moderne du conte de fée mais également la plus adulte, car si les fées sont présentent, le film est d'une noirceurs incroyable, plongé en pleine guerre avec un capitaine sadique et des créatures pas vraiment merveilleuses mais très réalistes.

Ce conte n'est pas vraiment a mettre devant les yeux des enfants mais c'est une histoire très riche avec une bande originale signé par le compositeur Javier Navarrete, il avait déjà travaillé avec Guillermo Del Toro sur L’Échine du Diable et sur des films comme Cœur d'Encre et La Colère des Titans.

Pour son casting Guillermo Del Toro s'est entouré d'un casting solide en faisant appel à Ivana Baquero (Ofelia), Doug Jones (le faune / le Pale Man), Sergi López (le capitaine Vidal), Maribel Verdú (Mercedes) et Ariadna Gil (Carmen).

Avec Le Labyrinthe de Pan Guillermo Del Toro ne cherche pas le spectaculaire, il réalise un long métrage plein de poésie entre les horreurs de la guerre et les créatures fantastiques, une lumière s'échappe de cette forêt, une lumière d’espoir dans une période trouble.




Un grand moment de cinéma




Synopsis :



Espagne, 1944.

Carmen, récemment remariée au capitaine Vidal, s'installe avec sa fille Ofelia chez son nouvel époux.

Ofelia découvre près de la maison un mystérieux labyrinthe.




Anecdotes :




Le Labyrinthe de Pan a remporté 106 récompenses dont 3 Oscars, celui des meilleurs maquillages, meilleurs décors et meilleure photographie.



Avec un budget de 14 000 000 $, le film a rapporté près de 48 000 000 $.



Le Pale Man a été crée par le studio DDT et son chef maquilleur David Marti.



Les sous-titres anglais ont été traduit et écrit par Guillermo Del Toro en personne.



Le film a été entièrement tourné en Espagne, notamment dans la forêt de pins près de Ségovie.


Au festival de Cannes le film a reçu 22 minutes d'applaudissement.





Affiches








Pour (re) voir ce voyage en haute définition






"Tu deviens une grande fille et bientôt tu comprendras que la vie n'a rien d'un conte de fées. Le monde n'est que cruauté et il faudra bien que tu le saches même si ça fait mal. 


Ofelia, la magie ça n'existe pas. Ça n'existe ni pour toi, ni pour moi, ni pour personne."

Carmen






Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Valérian et la Cité des mille planètes

Dunkerque

Faites sauter la banque