Les Huit Salopards

Les Huit Salopards








Pourquoi voir Les Huit Salopards ?

Quentin Tarantino, adulé par ses fans et détesté par d'autres, une chose est sur il ne laisse pas indifférent, malgré les années qui passent l'enfant terrible du cinéma américain ne s'est pas assagi.

Trois ans après Django Unchained, Tarantino reprend son chapeau et réalise un nouveau western, Les Huit Salopards.

A l'origine le film n'aurait pas du voir le jour, en novembre 2013 Quentin Tarantino annonce que son prochain film sera un western et n'aura aucun lien avec son dernier film Django Unchained, en janvier 2014, il termine l'écriture du scénario et par la même occasion dévoile le titre, Les Huit Salopards (The Hateful Eight), jusque la tout va bien sauf que le scénario va se retrouver sur internet quelques jours plus tard, après cette acte qu'il considère comme une trahison Tarantino renonce à réaliser le film et veut passer à autre chose.

Après cet événement Tarantino a même organisé une lecture publique de son scénario à Los Angeles, une lecture ou se trouvaient entre autre Kurt Russell, Samuel L. Jackson et Michael Madsen, après réflexion le réalisateur de Pulp Fiction décide tout de même de réaliser son film.

Avec Les Huit Salopards pas de héros, juste une bande de salopards pur et dur, en tout cas comme tous film de Tarantino l’hémoglobine n'est jamais bien loin.

Son précédent long métrage se déroulait quelques années avant la Guerre de Sécession, ici l'histoire se déroule quelques années après la Guerre de Sécession, on découvre le chasseur de primes John Ruth, dit Le Bourreau qui conduit sa prisonnière Daisy Domeergue se faire pendre à Red Rock.

Sur la route il croise le Major Marquis Warren, ancien soldat devenu chasseur de primes comme Ruth et le futur shérif de Red Rock, Chris Mannix, le blizzard devenant beaucoup trop fort pour continuer la route, ils se réfugient dans la mercerie de Minnie, sur place se trouvent déjà quatre hommes.

Ils vont tous devoir cohabiter durant la tempête, le doute va rapidement hanter l'esprit de John Ruth.

Grand amoureux du 7ème art, Tarantino a pour habitude de rendre hommage au cinéma dans chacun de ses films, pour son huitième film il a choisi de tourner en Ultra Panavision 70mm, un format qui n’avait plus été employé depuis le film Khartoum de Basil Dearden avec Charlton Heston et Laurence Olivier en 1966.

Avec ce choix Tarantino veut tenter de faire barrage au tout numérique et à la disparition programmer de la pellicule, le format 70mm nécessite des objectifs anamorphiques, avec la volonté du réalisateur de tourner en 70mm une dizaine d'objectifs ont été restaurés, ensuite il a fallut un long travail pour les adapter aux caméras modernes.

Le 70mm se remarque dès le commencement du film, avec une très longue introduction musicale signée du maître Ennio Morricone, le spectateur est invité à se plonger dans l'histoire, fouler la neige immaculé et embarquer à bord de la diligence en compagnie de personnes peu fréquentables.

Avec Les 8 Salopards, Tarantino retourne aux sources, ici pas d'explosions comme dans Django Unchained, il opte pour un huit clos sous tension ou tous les protagonistes peuvent être coupables.

Du générique d'ouverture au dénouement final, Les Huit Salopards est un film qui prend son temps, avec une durée de près de trois heures, Tarantino utilise ce temps pour poser ses personnages, développer son intrigue et installer le doute sur chacun des personnages.

Découpé en chapitres, le film joue avec le temps et le retour en arrière, l'histoire est épurée, chose qui avait fait son succès avec son premier film et qu'il avait délaissé avec ses dernière réalisations, histoire simple ne rime pas forcément avec film simpliste.

La richesse du film vient de son décor quasi unique et surtout de la richesse de ses personnages, les Huit salopards ont tous une gueule qui les rend unique et reconnaissable au premier coup d’œil, John Ruth est son imposante moustache et sa peau de bête, le major Marquis Warren et son uniforme d'officier de cavalerie et Walton Goggins, le supposé shérif qui a de la ressource pour ne citer qu'eux.

Qui dit personnages dit répliques, Tarantino est passé maître dans l'art du dialogue, une fois encore les personnages ne sont pas avares en causette, quand les huit protagonistes sont réunis en raison du blizzard, la tension entre eux est palpable, les échanges sont quasiment permanents, à déconseiller donc aux allergiques de dialogues et longs monologues.

Avec sa huitième réalisation, Tarantino fait la part belle aux dialogues mais n'en n’oublie pas sa marque de fabrique reconnaissable entre mille, la violence et le sang qui coule à flot.

Chacun de ses films est marqué par une goutte de sang ou une marre en certaines occasions, Les Huit Salopards ne fait pas exception, le film est d'ailleurs coupé en deux parties bien distinctes, la première ou les personnages se jaugent et l'autre ou la violence se déchaînent.

Tarantino et la violence sont indissociables, ici elle est fortement réaliste et affirme la maturité de ce huitième film, le spectateur se prend à rire de certains dialogues vraiment excellents.

Comme à son habitude, Tarantino réunit ses acteurs fétiches, parmi sa garde rapproché on retrouve Kurt Russell (Boulevard de la Mort) impeccable dans le rôle du chasseur de primes John Ruth dit le bourreau, tout comme Samuel L.Jackson (Pulp Fiction, Jackie Brown, Kill Bill : Volume 2, Inglourious Basterds, Django Unchained) dans le rôle du major Marquis Warren, Tim Roth hilarant dans le rôle d'Oswaldo Mobray, Jennifer Jason Leigh impressionne dans l'interprétation de Daisy Domergue.

C'est probablement Walton Goggins qui impressionne le plus dans son rôle de Chris Mannix, le Shérif, il apporte une touche d'humour supplémentaire qui apporte énormément au film, pour compléter le reste de la bande, celui qui a joué dans quatre films de Tarantino, j'ai nommé Michael Madsen, suivi de Bruce Dern qui interprète le général confédéré Sandy Smithers et Demián Bichir qui interprète quant à lui Bob le Mexicain.

Les Huit Salopards est un spectacle ou le spectateur s'amuse, un film ou le cinéaste semble avoir gagné en maturité, le scénario est bien ficelé et les dialogues sont savoureux, le film est magnifié par la photographie qui sublime les magnifiques paysages de l'ouest américain, Tarantino livre un film ou les mensonges sont légion et ou la violence se déchaîne.



Les Huit Salopards est une très belle réussite




Synopsis :


John Ruth fait route vers Red Rock, il doit livrer vivante Daisy Domergue à la justice, ils vont rencontrer sur la route le major Marquis Warren un ancien officier devenu chasseur de primes, et également Chris Mannix, le nouveau shérif de Red Rock.

En raison d'un violent blizzard, ils se réfugient dans la mercerie de Minnie, quatre personnes sont déjà présentes.






Anecdotes :



Le film a remporté le Golden Globe de la meilleure musique.



Jennifer Lawrence aurait pu rejoindre le casting, mais avec un planning surchargé c’est une autre Jennifer qui interprète le rôle de Daisy Domergue, Jennifer Jason Leigh.




Les Huit Salopards a été tourné dans le Colorado près de la ville de Telluride.



La photographie est signée Robert Richardson, il a notamment travaillé sur Platoon, Kill Bill, Inglourious Basterds, Shutter Island et Django Unchained.


L'Ultra Panavision 70mm a été développée en 1957.


L'entreprise américaine Panavision a été fondée en 1953.




Le film est divisé en cinq chapitres.







Affiches







“Chaque début d’écriture est un retour à la case départ. Et la case départ, c’est un endroit où l’on se sent très seul. Un endroit où aucun de vos accomplissements passés ne compte.”

Quentin Tarantino





Commentaires

  1. Salut. A vrai dire je vais aller le voir au cinéma mais si même que ta critique m'a donné envie de le voir (ps. je l'aurais vu mais plus tard) comme a l'accoutumé beaucoup de monde m'ont dit que il étais nul (véridique) mais c'est normal car ceux sont des spectateurs et non des cinéphiles, mais même si il pompe sur le regard du cinéma qu'il en a enmangasiné depuis des années, moi ce que je trouve c'est aussi relancer des acteurs, Travolta,Tim Roth,maintenant Jennifer Jason Leigh et bien d'autres et qu'il arrive a nous faire oublié que ont ne les voyaient plus guère à l'écran et dans des sacrés rôles.Et puis son cinéma nous fait automatiquement pensée à d'autres grands ou moyens films, donc l'auteur des fois oublier. je vais y aller demain je t'en reparlerais. god-bye

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

Valérian et la Cité des mille planètes

Camping Car

Hommage à Claude Rich