Alyah

Alyah







Pourquoi voir Alyah ?

Alyah, un mot hébreu qui signifie "ascension", un acte qui consiste à immigrer en Terre sainte.

Tout est dans le titre, dans Alyah le spectateur suit le parcours d'Alex, un dealer juif qui ne veut plus de cette vie, un soir lors d'un dîner, son cousin lui annonce qu’il ouvre un restaurant à Tel-Aviv, Alex voit l'opportunité de fuir ses problèmes et de débuter une nouvelle vie en Israël.

Déterminé, il prépare son Alyah, il apprend l'hébreu et économise pour son voyage et son installation en Israël, mais qui dit Alyah dit voyage sans retour, il doit quitter Paris, Esther son ancien amour, sa famille et surtout son frère Isaac, un frère en roue libre qui le tire vers le bas et l’empêche de vivre sa vie.

Alyah est le tout premier long métrage de Elie Wajeman, pour son scénario il s'est entouré de la scénariste Gaëlle Macé (Dans les cordes, Belle Épine) et de son expérience.

Pour composer son scénario et coller le plus possible à la réalité, Elie Wajeman a fait le même parcours que le personnage principal de son film, il s'est rendu à l'Agence Juive, l'organisme qui est chargée de l’immigration vers l'Etat d'Israel, il s'est fait passer pour un candidat à l'Alyah, le réalisateur a été surpris des mesures sécuritaires mises en place, des mesures qui peuvent décourager les moins acharnés.

Le réalisateur a également recueilli de nombreux témoignages d'hommes et de femmes qui ont fait leur Alyah, il a remarqué que pour bon nombre de personnes font leur Alyah pour fuir les problèmes rencontrés dans leur pays d'origine, que ce soit pour le travail, le besoin de changer d'aire, de vie, en raison des attentats ou encore de l'antisémitisme.

En France de 2012 à 2014, environs 20 000 français de confession juive ont quittés la France pour Israël et 12 000 entre 2015 et 2016.

Alyah est le fruit d'une réalité, celle de français de confession juive qui décident de faire table rase de leur pays d'origine pour se rendre en Israël et commencer une nouvelle vie, tout comme Alex qui voit sa vie de famille absente, sa vie sentimentale éclatée et son parcours professionnelle inexistant, en partant en Israël il veut laisser derrière lui sa vie désastreuse et son frère destructeur.

Pour son premier film, Elie Wajeman opte pour le mélange des genres, un choix intelligent qui permet à l'histoire de ne pas s’embourber dans un genre qui limiterait l'expression du portrait de son personnage.

Sur l'affiche du film on peut voir cette phrase "Un polar racé façon James Gray", comparer un film français comme Alyah à un film de James Gray est plutôt flatteur quant on connaît la filmographie du réalisateur (Little Odessa, La nuit nous appartient, Two Lovers), il est vrai que le film d' Elie Wajeman dresse le portrait d'un homme déboussolé dans une atmosphère intimiste.

Il est vrai qu'au départ Elie Wajeman dépeint la vie d'un homme perdu dans un contexte digne d'un polar, mais dans Alyah le spectateur est souvent prit à contre pied, Elie Wajeman aime brouiller les pistes, faire aller son personnage dans une direction alors que tout le monde pensait le voir prendre une autre voie.

L'histoire se concentre ensuite sur le chemin de la vie d'Alex, un chemin qui le mènera vers la rédemption si il le décide, un drame social et familial qui commence dans la noirceur d'une vie fracassée pour petit à petit côtoyer la lumière.

Le premier long métrage d'Elie Wajeman a pu s'appuyer sur un casting épatant, à commencer par Pio Marmaï, révélé dans Le Premier Jour du reste de ta vie de Rémi Bezançon, à la fois dur et sensible, il impose une réelle présence à l'écran, pour l'accompagner nous retrouvons Adèle Haenel, qui incarne un personnage complémentaire à celui d'Alex, un personnage féminin fort.

Autre surprise au casting, Cédric Kahn, plus habitué à être derrière la caméra, il livre une prestation très remarquée dans le rôle du frère d'Alex, Isaac, un homme totalement instable en total roue libre et un fardeau pour son frère.

Le réalisateur a eu l'intelligence de ne pas enfermer son film dans une communauté, le personnage d'Alex est juif et veut partir en Israël mais ce n'est pas l'importance du sujet, Alyah n'est pas un film sur le judaïsme, il ne parle ni de la religion ni d’Israël, l'Alyah du personnage est un prétexte pour retranscrire la vie éclaté d'une jeunesse perdue qui cherche un eldorado pour commencer à vivre.


Un premier film qui frappe fort




Synopsis :


Alex, un dealer juif ne veut plus de cette vie, un soir lors d'un dîner son cousin lui annonce qu’il ouvre un restaurant à Tel-Aviv, Alex voit l'opportunité de fuir ses problèmes et de débuter une nouvelle vie en Israël.




Anecdotes :



Alyah est le premier long métrage de Elie Wajeman.



Pio Marmai est d'origine italienne.


Le film a été présenté à la Quinzaine des Réalisateurs du festival de Cannes en 2012.



Le film a été tourné à Paris et Tel-Aviv.


Le scénario d'Alyah est signé par Elie Wajeman et Gaëlle Macé.





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