Quand vient la nuit

Quand vient la nuit








Pourquoi voir Quand vient la nuit ?

Après le puissant Bullhead, nommé aux oscars en 2012, le réalisateur belge Mickael R. Roskam pose ses valises au pays de l'oncle Sam.

Quand vient la nuit, deuxième long métrage et également première réalisation hollywoodienne du réalisateur, pour son premier tournage en langue anglaise, Mickael R. Roskam décide d'adapter sur grand écran le roman Quand vient la nuit (The Drop) du célèbre écrivain américain d'origine irlandaise, Dennis Lehane.

Pour le film, Dennis Lehane qui est l'auteur entre autre de Mystic River, Gone Baby Gone, Shutter Island et Live By Night, a accepté d'écrire lui même le scénario, Quand vient la nuit marque donc ses début de scénariste dans un long métrage, il avait déjà exercé cette fonction pour les séries Sur écoute et Boardwalk Empire.

Quand vient la nuit plonge le spectateur dans les bas-fonds de Brooklyn ou la mafia dicte sa loi, on suit le parcours de Marv, un patron de bar qui sert de dépôt pour la mafia tchétchène, il travaille avec son cousin Bob qu'il emploi comme barman, au premier abord Bob parait quelque peu simplet et complètement désenchanté face aux événement qui se déroulent dans le bar de son cousin.

Un soir Marv et Bob sont victime d'un braquage, les braqueurs emportent l'argent de la mafia, avec l’enquête de la police et la mafia qui veut récupérer sont argent, le passé de Marv et Bob va refaire surface.

Le talent du réalisateur Mickael R. Roskam mêlé à la plume de Dennis Lehane nous livre un film à l'ambiance sombre ou tous les protagonistes sont perdu et la plupart le savent, la rédemption n'est plus une option, mais les miracles peuvent arriver, c'est le cas pour Bob, un soir il trouve un chien maltraité abandonné dans une poubelle, il décide de s'en occuper et d’accueillir cette nouvelle vie chez lui, il fait également la connaissance de Nadia la propriétaire de la maison ou se trouvait la dite poubelle.

Comme dans John Wick qui est sorti la même année, le chien est l'élément déclencheur de l'intrigue, mais pas pour les mêmes raisons, John Wick décide de se venger après l’assassina de sa chienne Daisy, alors que Bob lui décide de protéger son nouvel ami des griffes de son propriétaire qui tente de le retrouver.

Bob qui ne rêvait d'aucun avenir rencontre le même soir son nouveau compagnon et une figure féminine en la personne de Nadia, il aperçoit qu'une autre vie peut être possible, une autre voie à emprunter, quitter cette ville ou les truands sont légion et recommencer à zéro.

Pour incarner ce barman solitaire qui voit les trafics derrière sont comptoir, le réalisateur fait appel à Tom Hardy, qui de mieux que cette acteur aux multiples talents pour interpréter un personnage aussi ambigu, son rôle aurait pu sombrer dans le ridicule mais la maîtrise de Tom Hardy en fait un personnage des plus complexe, sa prestance et son charisme naturel sont des répliques à eux seuls.

Son cousin Marv est interprété par le regretté James Gandolfini, évidemment on ne peut s’empêcher de penser à son rôle de Tony Soprano dans la série culte Les Soprano, mais ici il n'est pas le parrain mais un simple patron de bar à la solde de la mafia.

James Gandolfini est décédé à l'âge de 51 ans, le 19 juin 2013, son rôle dans Quand vient la nuit est sa dernière apparition au cinéma, un film qui vient clore sa carrière qui explosa avec son interprétation magistrale dans la série Les Soprano.

Noomi Rapace quant à elle apporte apporte une touche de douceur dans cet environnement qui ressemble plus à l'enfer qu'au paradis, comme Bob elle cherche une rédemption, un changement de vie qu'elle entrevoit grâce à sa rencontre avec Bob.

Pour le rôle d'Eric, le propriétaire psychopathe du chien que Bob a recueilli, Michaël R. Roskam fait de nouveau appel à Matthias Schoenaerts qu'il avait dirigé dans Bullhead.

Quand vient la nuit est un sublime polar urbain, classique mais terriblement efficace, Michaël R. Roskam ne voulait pas d'un film flamboyant qui en fait trop, une très bonne idée quant on voit le résultat, un film classique qui mise tout sur un scénario solide, une atmosphère parfaitement dans le thème et un casting irréprochable qui fait vivre le film de l'intérieure.

Quand vient la nuit est le deuxième long métrage du réalisateur Michaël R. Roskam, et pourtant au vu de la maîtrise qu'il fait preuve il n'a rien à envier à certains réalisateurs, sa carrière s'annonce des plus réussie.



Un polar urbain magnifique




Synopsis :


Brooklyn, Marv est un patron de bar qui sert de dépôt pour la mafia tchétchène, il travaille avec son cousin Bob qu'il emploi comme barman, au premier abord Bob parait quelque peu simplet et complètement désenchanté face aux événement qui se déroulent dans le bar de son cousin.

Un soir Marv et Bob sont victime d'un braquage, les braqueurs emportent l'argent de la mafia, avec l’enquête de la police et la mafia qui veut récupérer sont argent, le passé de Marv et Bob va refaire surface.





Anecdotes :


A l'origine le film devait s'intituler Animal Rescue, le même titre que le roman, mais le titre fut changé pour The Drop.


Le film se déroule à Brooklyn avec des personnages américains, mais trois des quatre acteurs principaux sont européens, Tom Hardy est britannique, Noomi Rapace est suédoise et Matthias Schoenaerts est belge, James Gandolfini est le seul américain.



Pendant le tournage, Tom Hardy adopta un bébé Pit Bull nommé Puppy, il l’emmena avec lui sur le plateau de tournage.



Rocco, le chien que recueille Tom Hardy dans le film, est interprété par trois chiens différents.



Quand vient la nuit marque la dernière apparition au cinéma de James Gandolfini.



Le film a été tourné à New York, plus précisément à Brooklyn.






Affiches







Pour (re)voir ce très beau polar en haute définition







Je suis juste un barman, et j'attends.


Bob




Bob : Je me disais que dresser un chien à être propre, c'est énorme comme responsabilité, pas vrai ?

Marv : C'est un chien, pas un parent attardé qui débarque en fauteuil roulant avec une poche de colostomie au cul et qui dit occupe toi de moi.

C'est pas pareil, c'est un chien.





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